"La  loi de la jungle"
53 minutes  -2003
Chronique d'une zone de non-droit
Pour voir le film: lien ci-dessous



Prix du meilleur film pour les droits de l'homme - CinéEco 10/ 2003 – Portugal

Prix du documentaire –festival international du film d’environnement, 11/2003 Paris

Prix du meilleur moyen métrage FICA (Goias, Brésil) 2004

Prix du meilleur documentaire (Albena, Bulgarie) 2004

Merci à l'auteur qui m'a  trés gentiment autorisé à diffuser son film.  

                               Histoire du film 

                          Bien que diffusé dans plusieurs pays hors de France et malgré plusieurs récompensesmportantes (dont le Prix du documentaire au Festival international du film de l'environnement de Paris, et Prix du Meilleur film pour les droits de l'Homme au CinéEco au Portugal), ce documentaire a été refusé durant plusieurs années par toutes les chaines de télévision française. Il a cependant été diffusé publiquement plus d'une centaine de fois, parfois suivi d'un débat avec l'auteur. Il a alors été unanimement salué par le public comme un document effroyable mais lucide et salutaire, car évocant une situation que l'on ne pensait plus possible en France. La presse lui a la plupart du temps fait un très écho, y compris en Guyane.

Diffusion parallèle...
A force d'être plébiscité sur l'Internet et refusé par les chaînes de télévision, ce film a acquis la réputation d'être un film censuré. Une version très compressée du film a été durant plusieurs années consultable sur l'Internet (sans qu'on puisse le télécharger), mais les liens permettant d'y accéder ne semblent plus accessibles.

                                                                                                            Pitch du film

La Guyane française : dernière possession européenne en Amérique latine, et plus grand département français, aussi vaste que le Portugal. 

Côté face : Kourou, point de départ de l'aventure spatiale européenne, et orgueil de la France.

Côté pile : une forêt tropicale dense et un labyrinthe de fleuves où nous fait pénétrer La loi de la jungle, chronique d'une zone de non-droit. Avec la jungle, finit la loi ; avec elle, commencent tous les trafics : d'or, d'armes, ou de drogues. Avec la jungle s'évanouit la frontière qui transforme les habitants de la forêt en parias que l'Etat français s'évertue à expulser. Des expulsés qui reviennent en pirogue en quelques minutes par ces frontières-passoires. Avec la jungle enfin s'ouvre une zone de non-droit pour les aventuriers sans scrupules à la recherche d'or, dont le film, document inédit, démasque les crimes, jusqu'ici impunis et largement ignorés. Au nom de l'or, ils éventrent forêt et fleuves, qu'ils souillent de mercure. 

La Loi de la jungle nous emmène sur des sites d'orpaillage clandestins, cernés de miradors, où les braquages fréquents déclenchent de véritables chasses à l'homme. " La vie d'un homme, ça peut valoir 750 €, presque rien, une dispute, une bagarre, un contrat aussi, ça arrive... personne ne dit rien, par peur, parce qu'on sait que c'est un pistolero ", témoigne un fonctionnaire. Lorsque des conflits éclatent entre clans, l'Etat français se décharge du problème en confiant à des orpailleurs locaux le soin de rétablir l'ordre dans la forêt impénétrable. Depuis dix ans, ces anciens " jungle commandos ", organisés en milices, maintiennent l'ordre à leur façon en toute impunité, sur ce qu'ils estiment être leur territoire. Un médecin du Samu de Cayenne explique avoir soigné " deux Brésiliens tabassés à mort, mis dans un puits avec des fourmis rouges" Wilame, Claudivan, Isaïs, Raimundo, chercheurs d'or brésiliens exploités quelquefois pendant des années, racontent leur calvaire face à la caméra : " Là-bas ils tuent, ils volent, ils violent ".

Le film nous précipite dans l'horreur. des hommes battus, torturés au fer rouge, scalpés, pendus par les testicules, et laissés pour morts. " Il y a cinquante passeports d'amis à nous qui sont enfermés dans le coffre... on pensait qu'ils les payaient et qu'ils partaient, mais ces gens ne sont jamais arrivés chez eux, les familles n'ont plus de nouvelles d'eux ", poursuit l'un des rescapés. " Les ressortissants brésiliens en Guyane sont réduits, encore de nos jours, aux indignités du plus complet esclavage ", écrit le 17 mai 2002 au président français Jacques Chirac, le sénateur brésilien de l'Amapa, Gilvam Borges. " Nous sommes bien en France, dans un Etat de droit, et il y a une zone de non-droit qui a été tolérée par l'autorité publique, qui a longtemps fermé les yeux ", conclut l'avocat René Kerhousse. 

Mais à qui profite ce système, et où va l'or ? Et quel est l'avenir de la Guyane française, ravagée par les orpailleurs ? Le film révèle l'ampleur de la tragédie. Comme à Minamata, au Japon, dans les années 50, une contamination massive de toute la région par le mercure commence à décimer les dernières populations amérindiennes de Guyane, qui jusque-là vivaient dans un havre de paix. 

Un document exceptionnel, un constat lucide, véritable pavé dans la mare.


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Agressions,meurtres,zone de non droit.